La Commune


HISTOIRE

Brion, site volcanique et médiéval



Ce site médiéval est situé au pied d’un petit piton volcanique qui domine le confluent de l’Eyrieux et de la Dorne. Vers le sud, on peut apercevoir le Mézenc et le Gerbier, en contrebas la ville du Cheylard et la vallée de la Dorne.

Brion, un château et un village du moyen-âge

Le rocher de Brion est un dyke basaltique, c’est-à-dire le remplissage par du basalte d’une fracture dont on peut encore admirer les magnifiques prismes dit “orgues” groupés en gerbes et en colonnades.

« Le château de Brion est mentionné pour la première fois dans la documentation médiévale au XIe siècle. Le bassin de la haute vallée de l’Eyrieux est alors entre les mains d’une puissante famille, les Chapteuil, originaire du Velay. Ceux-ci sont à l’initiative du château de Brion qu’ils construisent aux environs de l’an mille ils bâtissent quelques décennies plus tard le château du Cheylard. Une branche cadette de la famille Chapteuil s’établit définitivement au château de Brion et reste seigneur de celui-ci jusqu’à la fin du XVe siècle; au XIIIe siècle, elle prend pour nom « de Brion ». En 1224, les seigneurs de Brion deviennent vassaux des comtes de Valentinois, alors fortement implantés en Vivarais.
On sait peu de choses sur le château de Brion au XIe siècle, il est toutefois vraisemblable que celui-ci s’apparente beaucoup aux châteaux des XIIe-XIVe siècles que l’on connaît mieux. Au regard des vestiges conservés et par comparaison avec d’autres sites mieux préservés, on peut imaginer que le château de Brion comprenait:
– un donjon de pierre, implanté au sommet du rocher, comparable au donjon de Rochebonne;
– un rempart enserrant ponctuellement les parties les plus hautes du rocher et, à l’intérieur de l’espace délimité par celui-ci, divers bâtiments dont il subsiste quelques ruines éparses.

Si les vestiges du château restent peu spectaculaires, en revanche sont beaucoup plus impressionnants les vestiges du village de Brion, fondé dans le courant du XIe siècle. Celui-ci est établi sous le château, sur la plate-forme qui prolonge l’éperon rocheux vers le sud. Il est protégé par un imposant rempart bâti en tronçons d’orgue basaltique, dont on conserve d’importantes traces.
Du village même, subsistent uniquement les ruines de quelques maisons. Cependant, des sondages archéologiques réalisés en 1999 ont montré que dans le sous-sol les vestiges enfouis des maisons du village étaient encore bien conservés.
Le village possédait une église. A l’origine simple chapelle, elle devient, dès avant le XIIIe siècle, une véritable église paroissiale. Mais le vocable et la localisation précise de cette église restent à déterminer.
L’apogée du village de Brion se situe aux XIIe-XIIIe siècles. Comme tous les villages de ce type en Europe, Brion est frappé de plein fouet par les crises du Moyen-Age finissant. Epidémies, guerres, crises économiques font des XIVe et XVe siècles une période critique pour des villages situés dans des conditions topographiques difficiles, à distance des meilleurs terroirs et des axes de circulation majeurs. Brion, qui se vide alors progressivement de ses habitants, ne va pas se relever de ces crises. Aux XVIe et XVIIe siècles, il ne subsiste plus qu’un modeste hameau. L’emprise du village est pour l’essentiel recouverte d’enclos à bestiaux, construits avec les matériaux provenant de la démolition du village et du rempart, et dont on voit encore aujourd’hui les ruines. Au XVIIe siècle, l’église de Brion est abandonnée. La paroisse de Brion disparaît alors complètement, démembrée pour partie entre la vieille paroisse d’Accons et la nouvelle paroisse de Jaunac.
Dès le XVe siècle, le château lui-même est abandonné. A la mort du dernier Brion, Pierre, à l’extrême fin de ce siècle, la seigneurie de Brion passe successivement entre les mains des familles de Damas, de Lévis, Bayle de la Motte, de Sassenage puis du Bourg de Bosas jusqu’à la Révolution où les domaines de la seigneurie de Brion seront finalement fractionnés entre plusieurs propriétaires.»

 


Son église


L’église, construite en pierres de pays, est une particularité du canton. En effet, elle est située en pleine forêt sur un promontoire isolé au-dessus du village avec une vue exceptionnelle. Sa façade principale est rehaussée d’un clocher à peigne (pignon triangulaire percé de baies où se balancent les cloches). La cloche vient d’être rénovée avec le changement de l’axe de rotation et du battant.
L’église comporte une nef centrale et trois chapelles qui sont éclairées par un vitrail. Chapelles et chœur sont couverts de peintures à la chaux du XIXe siècle. Les murs et la nef centrale comportent une fresque colorée.

Pour la visite de cette oeuvre architecturale exceptionnelle, demander la clé en Mairie.


ENVIRONNEMENT

Jaunac porte du Parc


Le rocher de Brion (918m), est un témoin du volcanisme ancien en Pays des Boutières.
Jaunac vous ouvre les portes du Parc Naturel Régional des Monts dArdèche (PNRMA).

Cette commune est un havre de paix offrant des paysages gigantesques dans un environnement préservé lié à l’homme, avec une flore et une faune particulière, qui vous garantit dépaysement et grand air.

Le paysage de terrasses rappelle à quel point l’agriculture et le travail de l’homme ont été importants aux siècles derniers.